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oies

oie de toulouse

 

L'oie de Toulouse à bavette

Comme son nom l'indique, cette race est originaire du sud-ouest de la France, mais pour être honnête il faut dire qu'elle a été façonnée dans sa forme actuelle par les éleveurs anglais.
C'est un oiseau de taille énorme, à la carrure épaisse et massive, à l'attitude fière ; cou fort ; tête large et courte avec bavette ; panouille double fermée à l'arrière et touchant le sol.
Son plumage est abondant, fort, serré sur les régions supérieures du corps, mais très épais, plus lâche et plus doux dans les parties basses, bouffant aux cuisses et au croupion.
Le jars pèse de 9 à 10 kg et l'oie de 8 à 9 kg. Les oeufs à couver doivent peser 160 g minimum.
L'oie de Toulouse sans bavette 
Oie sans bavette, un peu plus légère, à la silhouette élégante, aux taille et forme plus fines que le type à bavette (Jars : 8 à10 kg ; oie : 6 à 8 kg). Le volume n'exclut ni la sveltesse des formes ni l'agilité dans la démarche. Son plumage est abondant, serré, mais moins épais sur le croupion et les cuisses que sur le dos et la poitrine.
Ce type sans bavette est plus productif que le précédent et est prioritairement utilisé pour l'obtention des foies gras dans le Sud-Ouest.
À noter :
L'oie de Toulouse est, sans contestation possible, l'oie française la plus connue à l'étranger, mais c'est principalement sa variété " à bavette " qui est sélectionnée. Celle-ci est aussi dénommée oie de Toulouse type industriel tandis que la variété " sans bavette " est appelée type agricole.

Les éleveurs :

  1. Michel BORDIS
  2. Daniel CARCENAC

 

 

oie caronculée de chine ( ex oie de guinée )

 

Oie caronculée de Chine (ex oie de Guinée)

Il est curieux que cette oie porte le nom de Guinée, puisqu'elle descend d'une oie asiatique : l'oie Cygnoïde, qui niche dans le sud de la Sibérie, le nord de la Mongolie, le centre de la Mandchourie et hiverne en Chine. Cette oie fut importée et domestiquée en Europe au 18ème siècle. Jamais aucune oie n'a porté autant de noms : oie de Chine, oie de Moscaire, oie du Japon, oie de Sibérie, oie du Siam (pour la variété blanche) - toutes ces appellations évoquant son origine asiatique - mais aussi oie de Guinée et oie de Gambie - certains auteurs lui assignant une origine africaine - et encore oie Cygnoïde, du nom de son ascendant (l'oie cygne), à cause de sa ressemblance avec le cygne que certains n'avaient hésité à désigner comme son ancêtre
Actuellement, elle porte le nom de oie caronnculée de Chine (depuis 2009)
C'est une oie au port élancé et gracieux à l'allure élégante et vive ; les particularités de la tête avec sa caroncule et son liseré blanc en font un oiseau d'ornement aussi bien qu'un oiseau de rapport en chair fine et abondante.
Le jars doit peser 5 kg, l'oie 4 kg et les oeufs 120 g. La femelle couve bien, si on lui laisse ses oeufs

Les éleveurs :

  1. Michel BORDIS

oie cendrée

Oie cendrée

L’Oie cendrée (Anser anser) est un oiseau appartenant à la famille des Anatidae et à la sous-famille des Anserinae. Elle est l'espèce type du genre Anser. On regroupe dans l'espèce les populations d'individus sauvages, les individus des races domestiques, mais aussi des individus marrons, c'est-à-dire domestiques mais revenus à la vie sauvage, ainsi que, dans une certaine mesure, les individus hybrides. De fait, cette espèce présente une vaste aire de répartition.

Elle est, avec l'oie cygnoïde, un des ancêtres des oies domestiques ; sa domestication remonte à plusieurs milliers d'années.

Les populations sauvages sont protégées par l'Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie (AEWA).

Mensurations

L’oie cendrée (Anser anser) est l'ancêtre de la plupart des races d'oies domestiques. Les individus sauvages ont une silhouette massive qui les distinguent des autres espèces d'oie. Ils mesurent entre 68 et 90 cm pour une masse de 2,5 à 3,6 kg et une envergure variant entre 147 et 180 cm. La queue mesure entre 129 et 150 mm, le tarse entre 73 et 82 mm.

Les mâles sont en moyenne légèrement plus grands (aile de 447 à 482 mm contre 412 à 468 mm) et plus lourds (3,6 kg contre 3,2 kg) que les femelles .

Les races domestiques sont plus grosses (elles peuvent peser jusqu'à 5,5 kg), de morphologie plus adaptée à la marche, de plumage plus variable et pondent davantage. L'hybridation rend les différences plus flagrantes encore.

Aspect général

Deux oies cendrées de la sous-espèce Anser anser anser

Les variétés sauvages présentent un plumage gris-beige, plus sombre et brun sur la nuque, les flancs, le dessus des ailes et le dessus de la queue. Ces plumes brunes sont veinées du même gris-beige que le dessous de l'oiseau. Les flancs sont nuancés de brunâtre. Le ventre peut être parsemé de quelques taches noires mais cette coloration n'est jamais aussi étendue que chez l'Oie rieuse. Le croupion est blanc, tout comme l'arrière du ventre et les sous-caudales. Le bord d'attaque des ailes est bordé d'une ligne gris bleuté pâle. Les pattes sont rose chair, fortes et palmées. L'œil noir est cerclé de blanc.

Dans la nature, cette oie se distingue des autres espèces par sa grosse tête et son bec massif (54 à 73 mm). Ce bec est orange ou rose selon les sous-espèces, avec l'onglet blanc.

Les jeunes ressemblent aux adultes, mais leurs pattes sont grises et l'aspect des plumes au niveau du cou, du dos et des flancs est moins veiné, plus uniforme ; en outre ils n’ont jamais de taches noires sur le ventre.

Les oisons de type sauvage sont couverts d'un duvet marron ou jaune-olivâtre sur le dessus, et jaunâtre en dessous.

Les individus de l'Europe de l'Ouest (Anser anser anser) ont le bec orange et sont un peu plus petits, plus sombres et une teinte plus grise que les individus asiatiques (Anser anser rubirostris), qui eux ont le bec rose. Les individus d'Europe de l'Est ont souvent une apparence intermédiaire entre ces deux sous-espèces (bec rose et orange).

On observe, chez les populations centrées autour de la mer Baltique, que leur bec est terminé par un onglet corné, ce qui permet à ces individus une extraction plus facile des tubercules, bulbes et racines, tandis que les populations centrée sur la Norvège ont un bec plus court, ce qui facilite le cisaillage des plantes herbacées.

Le plumage des races domestiques est très variable. Il peut être blanc, gris-marron (proche de la variété sauvage) ou entre ces deux couleurs. Il existe des dizaines de races domestiques, avec de nombreuses variations dans la taille de l'oiseau et la couleur de son plumage. Chez certaines variétés domestiques, il existe un dimorphisme sexuel, mais pas chez les sous-espèces sauvages.

Comportement

Comme les autres anatidés, l'oie cendrée dort sur une patte

Comportement social

D'un naturel sociable, l'oie cendrée devient extrêmement grégaire durant la migration. Les dimensions des groupes d'oies vont du petit groupe familial jusqu'à des rassemblements de plusieurs milliers d'individus. Pendant la saison de nidification, le mâle devient territorial et défend les abords du nid contre les intrusions.

C'est une espèce monogame, les couples se forment pour toute la vie. En cas de disparition d'un des deux conjoints, le survivant peut s'infliger, avant de reformer un couple, un célibat prolongé, voire un veuvage définitif.
Cependant, les aviculteurs parviennent à obtenir qu'un jars (oie mâle) se lie préférentiellement avec plusieurs femelles (jusqu'à six). Cependant, dans les troupeaux de plus de vingt individus où ce ratio est conservé, les liens se distendent et les relations privilégiées entre conjoints disparaissent.

Les colonies, souvent composées d'individus de la même famille, disposent d'une hiérarchie sociale. Quelques mâles dirigent le groupe et surveillent l'apparition éventuelle de prédateurs pendant les périodes d'alimentation.

Vocalisations

Article détaillé : vocalisation des oiseaux.

L'oie est un oiseau peu bruyant sur les lieux de gagnage, mais bien davantage en vol.

Le cri de contact se compose de trois à cinq éléments : ga ga ga, ang ang ang ou ong ong ong. Le passage des oiseaux migrateurs est souvent repéré grâce aux cris fréquents, aigus et puissants émis par cet oiseau (entendre le cri sur cette page).

La femelle couveuse défendant son nid émet des sifflements dissuasifs.

Les oisons produisent de petits cris de contact : vivi ou vivivi. Ceux-ci deviennent plus plaintifs lorsque les jeunes sont éloignés de leurs parents ou repoussés par des individus étrangers.

Locomotion

Oies cendrées en vol

L'oie cendrée est une espèce aquatique qui nage plus souvent que les autres oies. À terre, elle marche avec moins de dandinements que les canards et elle est capable de courir avec vélocité. Lors des migrations, les troupes d'oies volent généralement en formation en V.

Le vol est puissant, rapide, régulier, avec des battements d'ailes assez lents. Cette espèce plane avant de se poser et, à la fin, chute brusquement.

Les variétés domestiques peuvent encore voler, mais sont incapables d'effectuer de longues migrations, car leur conformation est trop lourde. En outre, elles sont la plupart du temps éjointées.

Alimentation

L'oie cendrée se nourrit principalement en broutant de l'herbe et de jeunes pousses, mais elle peut aussi déterrer des rhizomes, racines et tubercules, glaner des graines, des inflorescences et des fruits (Rubus et Vaccinium), voire consommer de petits animaux aquatiques. Sauvage, elle consomme surtout des plantes aquatiques comme les spartines, fétuques, potamots, prêles (Equisetum), glycéries (Glyceria) et lentilles d'eau (Lemna), des roseaux comme les scirpes, phragmites et massettes, ou des plantes de prairie comme les herbes, les trèfles et les pissenlits.

Le régime alimentaire des oies peut dépendre de leurs habitudes sur leur lieu de nidification. Les Oies cendrées qui nichent en Norvège s’alimentent surtout des parties aériennes de graminées et d’autres plantes prairiales comme Festuca, Agropyron, Lolium, Poa, Taraxacum, Sonchus et Chenopodium. Le régime alimentaire dépend aussi des zones où elles stationnent. À Oostvaardersplassen, l'alimentation des oies est constituée de feuilles, tiges et rhizomes de massettes (Typha) et phramites (Phragmites) puis, lorsque les ressources s'épuisent, sur les champs de céréales, tandis qu'en mer de Wadden, elle se nourrissent de Spartine, Fétuque, Scirpe et Chiendent. Dans l'ouest de la France, l’oie cendrée se nourrit surtout sur les prairies pâturées, consommant les ivraies et puccinellie maritime (Puccinellia maritima) sur les prés à Pâturin maritime (Poa maritima) de la baie de l'Aiguillon, glanant dans les chaumes de maïs et plus occasionnellement sur les céréales d’hiver. Dans les marais d'Orx, les hivernants consomment les pousses de jonc épars et de baldingère faux-roseau et même de la jussie rampante.

Dans les marais du Guadalquivir du sud de l’Espagne, les oies se nourrissent principalement des rhizomes de Schoenoplectus litoralis puis, plus tard, de rhizomes de Scirpe maritime, lorsque les zones qu'elles couvrent sont inondées.

Les oies ne peuvent se nourrir que lorsque les sols sont humides ; lorsque les sols sont secs, elles doivent généralement se rabattre sur les céréales. Les oies peuvent également attaquer certaines cultures maraîchères comme les champs de carottes, pommes de terre, navets, rutabagas et betteraves, et glaner les grains de blé dans les chaumes.

Elles se nourrissent principalement à l'aube et en fin de soirée. Pendant le Zugunruhe ou en cas de sécheresse, elles peuvent se nourrir toute la journée.

Reproduction

Une oie cendrée et deux de ses oisons.

Pour se reproduire, les couples se cantonnent dans les marais et près de lacs pourvus d'une importante couverture de roseaux et autre végétation, le plus souvent au voisinage de prés et de champs.

La saison de reproduction débute à des dates variables selon les régions : début mai en Islande, fin avril en Écosse, fin mars dans de nombreuses régions. Les aviculteurs utilisent des techniques d'exposition à la lumière artificielle pour modifier ces dates chez les variétés domestiques.

En ce qui concerne les individus sauvages, la parade nuptiale et l'accouplement ont lieu dans l'eau. Le mâle enfonce la tête sous l'eau de façon répétitive, imité par la femelle si cette dernière est consentante. Lors de l'accouplement, la femelle se retrouve souvent intégralement sous l'eau, à cause du poids de son partenaire.
Le nid, de grande taille, est installé près de l'eau, dissimulé dans la végétation et les roseaux. Lorsque le couple trouve un endroit propice, le nid est constitué de brindilles et de roseaux, et garni de duvet. C'est la femelle qui construit le nid, le mâle ayant pour rôle de surveiller le territoire. La construction est finie en 3 jours, mais des matériaux peuvent être rajoutés durant toute la durée de l'incubation. Le nombre d'œufs pondus varie de 3 à 12, mais la ponte ne compte généralement que de 4 à 6 œufs. Ces œufs sont blanc crème et mesurent en moyenne 86 x 58 mm. Leur poids frais est de 150 à 160 g. Ils sont couvés par la femelle exclusivement. Le mâle surveille le nid de loin puis participe à l'élevage des jeunes.

L'incubation dure de 27 à 29 jours. Si les œufs sont détruits, une autre ponte peut avoir lieu. Après éclosion, les oisons sont nidifuges et quittent le nid dès qu'ils sont secs et suffisamment mobiles, soit généralement après 24 h à 48 h. Ils sont alors capables de suivre leurs parents, de nager et de se nourrir seuls, mais sous la surveillance de leur père et de leur mère. Dans l'eau, la femelle nage toujours en tête, suivie par le cortège des oisons, le père venant en fin de file, prêt à défendre âprement sa progéniture. Les oisons sont capables de voler à 8 semaines environ. Cependant, le groupe familial reste souvent uni pendant une année, au bout de laquelle le mâle adulte, prêt pour une nouvelle saison de nidification, va chasser les jeunes de l'année précédente. Après la saison de nidification, c'est-à-dire deux mois après l'éclosion des oisons de l'année, les groupes familiaux ont tendance à se reconstituer.

Hybride d'oie cendrée et de bernache du Canada

En Amérique du Nord, il existe de nombreux cas d'hybridation spontanée entre l'Oie cendrée, issue d'oie domestique marron et la Bernache du Canada, d'autant qu'elle vivent parmi les colonies de celle-ci. On rapporte aussi des cas d'hybridation avec l'oie cygnoïde (d'origine captive puisque cette dernière espèce est asiatique) et l'oie rieuse.

Cet oiseau atteint la maturité sexuelle à l'âge de 3 ans en moyenne. Il peut vivre 20 ans dans la nature et 30 ans en captivité. Le record actuel européen de longévité dans la nature, constaté par baguage, est de 23 ans et 7 mois, sur un individu tué par collision avec une voiture.

Les éleveurs :

  1. Michem BORDIS

ouette d'égypte ( ancien nom oie d'égypte )

Ouette d'Égypte

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Ouette d'Égypte
 Alopochen aegyptiacus
Alopochen aegyptiacus
 
 
 
 
 
 
 

 

L’Ouette d'Égypte (Alopochen aegyptiacus) est un canard de la famille des Anatidés. C'est la seule espèce du genre Alopochen à ne pas être éteinte. Elle appartient à la sous-famille des Tadorninae qui comprend notamment les tadornes.

 

Description

L'Ouette d'Egypte mesure entre 63 et 73 cm, le plumage est globalement brun roussâtre, la tête est plus claire avec une tâche marron près de l'œil. Les sexes sont semblables bien que le mâle soit généralement un peu plus grand que la femelle. Il y a une grande variation dans la teinte du plumage, certains individus étant plus gris que brun.

Habitat

Cette espèce habite l'Afrique au sud du Sahara ainsi que la vallée du Nil jusqu'à Assouan. L'Ouette d'Égypte a été introduite en Angleterre, les Pays-Bas et l'Allemagne où elle est commune aujourd'hui. Des oiseaux issus de ces populations sont de plus en plus souvent observés en France, en Belgique et dans d'autres pays d'Europe. Elle a aussi été indroduite en Floride depuis les années 1960, mais il n'est pas établi que ces populations se reproduisent à l'état sauvage. Elle fréquente tous les types de plans d'eau ainsi que les parcs et les zones agricoles.

Biologie

L'Ouette d'Égypte vit en couples ou en petits groupes. La reproduction peut intervenir à n'importe quelle période de l'année, le nid est placé sous un buisson. Cette espèce se nourrit surtout à terre d'herbe et de graines. Elle se perche fréquemment sur les arbres et les bâtiments.

Dans l'Égypte antique cet oiseau était considéré comme sacré.

Les éleveurs :

  1. Michel BORDIS

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